Le mouvement des Indignés


 

Révolution islandaise

Sur toute la planète, c'est le peuple qui doit endurer les conséquences de la crise économique et financière de 2008, née du scandale de la crise des subprimes, causée par le cynisme et la cupidité des banquiers et des spéculateurs du grand capital financier globalisé.

Dès 2008, la révolte a grondé en Europe, chez les grecs et les islandais. Chez ces derniers, un mouvement citoyen a émergé pour refuser de prendre en charge la dette des banques.

En 2009, casserole à la main, les gens sont descendus dans les rues de Reykjavik pour obtenir la démission du gouvernement.

Deux forums citoyens nationaux  ont été organisés, le 14 novembre 2009 (rassemblant 1500 personnes tirées au sort afin de poser les bases de la nouvelle Constitution) et le 6 novembre 2010 (pour élire une Assemblée constituante). Six mois de discussions et de débats participatifs sur les réseaux sociaux ont abouti à un texte qui a été soumis au vote de la population.

Le 20 octobre 2012, 68% des votants ont dit oui à la nouvelle Constitution. Il faut encore qu'elle soit validée par le Parlement... A suivre.

Printemps arabe

En 2008, la hausse des prix des aliments de première nécessité provoquait des émeutes de la faim dans une vingtaine de pays du Sud, pendant que les multinationales de l'agro-business engrangeaient des bénéfices considérables. Les peuples affamés se sont soulevés contre les tyrans qui les exploitaient, s'enrichissaient sur leur dos, en faisant régner la terreur, avec le soutien des marchés et de nos gouvernements.

Mohammed Bouazizi, en s'immolant le 17 décembre 2010, a lancé le mouvement de protestation en Tunisie contre le régime de Ben Ali, et par suite le "Printemps arabe".  Il a ouvert la voie à un vent de contestation qui depuis ne cesse de souffler sur le monde entier.

Portugal - Democracia Verdadeira Ja!

Le 12 mars 2011 au Portugal, le mouvement Geracão à rasca a rassemblé 400.000 personnes dans la rue pour dénoncer la précarité et l’asservissement au système financier et bancaire international, revendiquer une démocratie réelle maintenant (Democracia Verdadeira Ja), brandissant l’article 21 de la Constitution, qui consacre le droit de chacun à résister à l’oppression.

Espagne - Democracia Real Ya!

L’Espagne, depuis l’éclatement de la bulle immobilière en 2006, a vu sa situation progressivement se dégrader. Les biens immobiliers ont perdu la moitié de leur valeur. Les expulsions et les saisies sur salaire se sont multipliées. Le chômage a explosé. Il touche aujourd’hui un quart de la population, la moitié des 18-24 ans. Il n'y a pas de perspectives pour la jeunesse qui paie la crise.

On la croyait alors endormie, résignée, mais en 2011 elle s’est levée et elle a réveillé les consciences, assénant son refus d’être une génération perdue, revendiquant la justice et la liberté, le droit de chacun à une vie digne d’être vécue, dénonçant une démocratie de façade et la duplicité de la représentation. Bien déterminée à se réapproprier la vie politique et les affaires publiques, elle exige un vrai changement, une véritable démocratie participative, pour mettre fin à la dictature des marchés et ses conséquences sociales et environnementales.

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Des mouvements de chômeurs et des associations, des plates-formes militantes comme « Juventud Sin Futuro », Attac Espagne et « Democracia Real Ya! », ont lancé un appel à manifester le 15 mai 2011, à la veille des élections municipales du 22 mai, pour s’indigner et protester contre les mesures d’austérité, dénoncer la précarisation et le déclassement social qui frappent la population depuis le crash immobilier.

La nuit du dimanche 15 mai, sur la Puerta del Sol, près de 200 manifestants réunis en assemblée ont décidé de camper.

Le 28 mai, une centaine d’assemblées ont lieu dans la communauté de Madrid, rassemblant environ 30.000 personnes, en lien avec la commission Extension de l’assemblée de la Puerta del Sol.

Le 29 mai, une assemblée de porte-paroles des assemblées de quartiers décide le démantèlement du camp de Madrid, fixé au 12 juin. La mobilisation doit continuer par d’autres moyens. Des appels en Espagne et au monde entier seront lancés.

A Barcelone, un campement s’est monté sur la Plaça Catalunya. Les AG peuvent réunir jusqu'à 6000 personnes prenant les décisions au consensus. L'espace est autogéré, avec des dizaines de tentes bibliothèque, garderie, salle de classe, cuisine, hacklab, jardin potager et autres initiatives. Tous les secteurs en lutte (santé, logement, éducation, etc.) sont impliqués dans une quarantaine de commissions thématiques.

Le 27 mai, les 400 indignés du campement sont violemment expulsés, à 7 heures du matin,  en vue de nettoyer la place avant le match de foot du Barça. Ils sont encerclés par la police pendant que les services municipaux détruisent le campement et remplissent leurs camions poubelles. Tout est confisqué : tentes, caméras, ordinateurs, appareils photos, etc. Pour empêcher les camions de passer, des centaines de personnes solidaires ont convergé. La police a chargé, et même tiré au flashball sur des indignés pacifistes assis par terre, devant les caméras de télévision. La violence policière a suscité une vague d’indignation et la plus grande manifestation depuis le 15 mai. La foule a encerclé la place, obligeant les policiers à se replier. Le cordon policier a vite été débordé. Les coups de matraque n'ont fait que renforcer la rage des manifestants. En panique, les flics ont pris la fuite, poursuivis sur 500 mètres par une foule en colère. Le bilan est de 40 blessés, tous parmi les campeurs. À minuit, les rues du centre étaient occupées, vides de toute circulation automobile. La police est restée discrète. La solidarité a pu se manifester : tout l’équipement confisqué le matin a été remplacé le soir.

France: Démocratie réelle maintenant!

Le mouvement du 15M a fait tâche d’huile dans le monde entier. Il s’est propagé comme une traînée de poudre. Des gens de tous âges, de toutes classes, issus des horizons les plus divers, se sont rassemblés sur les places publiques, la Puerta del Sol à Madrid, la place Syntagma à Athènes, la place de la Bastille à Paris, la place de la Comédie à Montpellier.

En France, les premières manifestations de soutien aux espagnols ont vu le jour le 19 mai 2011 : 3000 personnes se sont rassemblées dans la soirée sur la place de la Bastille à Paris et dans plus d'une cinquantaine de villes françaises. Des campements ont été installés dans plus d'une dizaine de villes, pour des durées variables (Paris, Lyon, Toulouse, Montpellier…).

L'accueil réservé aux campements dépend des municipalités. La plupart ont été évacués manu militari, comme à Paris, Bordeaux, Lille, Marseille ou Montpellier. Les Indignés le plus souvent ont refusé d'obtempérer, bien décidés à protéger leurs libertés.

A Bayonne: 6 semaines d'occupation de l'esplanade Chaho-Pelletier. Le 31 mai, les Indignés ont été jugés pour "trouble à l'ordre public". Le juge a rejeté la requête municipale et autorisé la poursuite du mouvement et son campement.

Le 29 mai, ils étaient près de 1500 personnes à la Bastille pour exprimer librement et pacifiquement, ensemble dans leur individualité, leur indignation face aux difficultés rencontrées dans la vie de tous les jours en France. Ils ont été évacués par les force de l'ordre.

  Par solidarité, les Indignés d'Espagne se sont rendus massivement sur les consulats et les ambassades de France en Espagne. Plus de 1000 personnes à Valencia ont investi le consulat français. 6000 personnes à Madrid.

Journée contre le Pacte de l'euro

Le 19 juin, les syndicats ont appelé à manifester contre le Pacte de l’euro. Les assemblées populaires se sont jointes à l’appel.

La mobilisation a réuni 260.000 manifestants à Barcelone (contre 15.000 le 15 mai), plus de 150.000 à Madrid dans six marches différentes auxquelles ont fusionné des dizaines de cortèges issus de chaque quartier, soit six fois plus que le 15 mai. En à peine un mois, on est passé de 8000 à 80.000 indignés à Valence, de 8000 à 20.000 à Bilbao, de 6000 à 45.000 à Séville.

Des manifestations ont eu lieu dans plus d'une centaine de villes. Des centaines de manifestants à Lisbonne, à Bruxelles, à Londres et dans des dizaines de villes européennes, ainsi que plus de 10 000 à Athènes et dans toute la Grèce.

Marches indignées sur Bruxelles

Le 20 juin 2011, les premières marches populaires indignées sont sorties de Valence et de Murcie. D'autres départs se sont échelonnés jusqu’à la mi-juillet. Les marches de Bilbao, Santander, Pampelune, Valladolid, Astoria forment la Route du Nord ; celles de Saragosse et Barcelone, la Route Nord-Orientale ; celles de Valence, Murcie, Cheste, la Route de l'Est ; celles des Canaries (Route des Canaries avec trois colonnes), de Grenade, de Cadix, Malaga, la Route du Sud ; et les marches de La Corogne, Ferrol, Saint-Jacques-de-Compostelle, Vigo, Avilès, Gijon, Zamora et Salamanque, la Route du Nord-Ouest. D’autres marches plus ponctuelles ont fusionnées avec celles-ci.

Une vingtaine de marches ont rassemblé environ un millier de participants. Chaque soir, elles organisaient une assemblée populaire dans la localité d’arrivée. En route, elles fonctionnaient en commissions (avec rotation des charges). Toutes possèdaient leur blog et leur twitter. Des assemblées locales préparaient leur arrivée.

La Route de l’Est (Ruta Este) a parcouru 550 km en 30 étapes (soit 20 km par jour environ). Elle a compté jusqu’à une centaine de marcheurs à partir de début juillet. L’objectif était de propager le mouvement dans les villes traversées et de promouvoir le mode de fonctionnement assembléiste par l’exemple, ainsi que de recueillir les doléances des citoyens.

Elles sont arrivées à Madrid le 23 juillet 2011, en six cortèges différents, accompagnées de nombreuses personnes qui les avaient aidés, accueillis, rencontrés en route. Le 24 juillet, des dizaines de milliers de personnes manifestaient. Le premier forum social s'est tenu au parc du Retiro, les 24 et 25 juillet 2011.

La marche de la Meseta (Marcha Meseta) est partie le 26 juillet de Madrid afin de rallier Bruxelles par Bayonne et Paris (soit 1 500 km). Cette marche a rassemblé des personnes du monde entier. Le 9 septembre, à Orléans, elle a fusionné avec la marche partie de Toulouse le 24 juillet. La Ruta Mediteranea est partie de Barcelone le 8 août et a rejoint les deux autres à Paris. Une marche est partie d’Allemagne le 8 octobre. Un groupe a relié La Haye à Bruxelles en bicyclette du 10 au 14 octobre.

L’étape de Paris a été l'occasion d’une manifestation le 17 septembre, en lien avec les manifestations mondiales contre les banques, le grand "Bankthon". Les marcheurs sont restés une semaine à Paris, constamment harcelés par la police. Le 19 septembre, 120 d’entre eux ont été retenus par les CRS en pleine rue.

 http://www.wat.tv/video/web-strategies-indignes-paris-46flh_2exyh_.html

Marche de la Meseta

Bayonne, le 17 août:

Paris, le 17 septembre:

 

 Arras le 1er octobre:

L’arrivée à Bruxelles, la capitale de l'empire, a lieu le 8 octobre. La police a procédé à 48 arrestations et confisqué les tentes. Les marcheurs et le forum social se sont installés finalement dans une université abandonnée.

Appel national contre les violences policières

Un appel national contre les violences policières a été lancé le 22 juin 2011.

Mondialisation des aspirations

En Grèce, le mouvement a débuté le 25 mai 2011. Des campements ont vu le jour dans les principales villes grecques. Le 5 juin 2011 a été une journée de mobilisation record : plus d'un million de manifestants dans tout le pays, environ 500.000 sur la place Syntagma. Un appel à la grève générale a été lancé le 20 juin, en vue de rejoindre les Indignés devant le Parlement et empêcher les parlementaires de débattre des nouvelles mesures d'austérité proposées par le gouvernement socialiste. Les grèves ont dégénéré en affrontements avec les forces de l’ordre. Après un été plutôt calme, le mouvement a repris en septembre.

Au Royaume-Uni, des manifestations et des campements nocturnes ont lieu le 17 mai dans 30 villes. Des citoyens ont organisé un sit-in devant l'ambassade d'Espagne du 18 au 22 mai. Des émeutes se sont produites en août 2011. La génération des laissés-pour-compte s'est rebellée contre les contrôles d’identité, le racisme des policiers, la pauvreté, le chômage, les inégalités, le manque de débouchés et d’accès à l’éducation.

Aux Etats-Unis, à partir du 17 septembre 2011, des manifestants ont occupé une place de Wall Street, symbole de la finance. « Les 99% » du mouvement « Occupy Wall Street » ont essaimé dans 146 villes des États-Unis, pour dénoncer le chômage, les coupes budgétaires, l’augmentation des frais d’inscription à l’Université, les inégalités qui se creusent. Le parc Zuccotti qui borde Wall Street a accueilli un campement. Mais au bout de 6 semaines d’agitation, l’hiver glacial est arrivé et les Indignés ont vu leur nombre diminuer.

Au Canada, les indignés ont occupé Montréal, Québec, Sherbrooke, Toronto, Kingston, Vancouver, Victoria, Halifax, Saskatoon. À Montréal ils ont érigé leur campement face à la tour de la Bourse.

En Chine, en 2011, on a pu voir tout un village d'Indignés, symbole du combat des paysans contre le gouvernement, qui les exproprie pour revendre leurs terres à de riches promoteurs immobiliers.

En Inde, aussi, on s’attaque aux élites et à la corruption. Le nouveau citoyen est sorti de son apathie, pour dénoncer la mafia politico-administrative qui détourne la loi et s’enrichit de pots-de-vin.

Au Sénégal, le mouvement des Indignés est "mené" par les organisations de la société civile, historiquement implantées et très actives, comme le collectif « Y’en a marre ». Les pays du continent africain ont toutes les raisons de s'indigner et de s'insurger contre les potentats qui les exploitent.

En Afrique du sud, les Indignés des townships font entendre leur cri de coeur en écho aux manifestations des Indignés occidentaux.

Au Mexique, on fustige les méfaits du modèle libéral.

Au Brésil se succèdent les scandales de corruption, les démissions de ministres accusés d’enrichissement personnel. Le 31 juillet 2011, une marche de protestation contre le vol et l’impunité a réuni une cinquantaine d’Indignés seulement. Mais le 7 septembre, jour de fête nationale, ils étaient plus de vingt mille à descendre dans la rue. Le 20 septembre, ils n'étaient plus que 2000 au cœur de Rio.

Au Chili, qui a servi de laboratoire du néolibéralisme aux Chicago Boys (1974) sous la dictature du général Pinochet, a émergé un mouvement de contestation sans précédent depuis le retour de la démocratie en 1990. Le modèle de domination qui semblait inamovible a été remis en question. Les étudiants réclament une réforme du système éducatif.

En Argentine, les Indignés de Patagonie ont uni leurs forces pour éviter le pire, dénoncer les appétits de la Chine et la cupidité de l'Argentine, contrer le projet de louer à l’une des plus grandes entreprises chinoises de l’agrobusiness, propriété de l’État, 320.000 ha de terre pendant 20 ans, moyennant l'investissement de 1 milliard d’euros en travaux d’irrigation. Les Chinois vont planter du soja transgénique et épuiser les sols. La province ne peut pas absorber 320.000 ha de culture intensive.

Au Japon, après les évènements de Fukushima, des manifestations anti-nucléaires ont rassemblé plusieurs dizaines de milliers de personnes. Dans la mouvance de ces manifestations, le mouvement « Occupy Tokyo » s’est formé fin septembre 2011 en réponse à l'appel du 15 octobre.

En Israël a émergé une implication citoyenne active. Ce pays a lui aussi son lot d'Indignés, même si sa santé économique soit bonne, sa croissance forte (4%) et son chômage assez faible (5%). La "Révolte des tentes" a débuté le 14 juillet 2011, suivie par des dizaines de milliers d'Israéliens. Le 3 septembre 2011, près de 400.000 personnes ont défilé pour réclamer un changement de système politique. La société est prise en otage par une classe qui détient l’argent et le pouvoir, qui tire les ficelles du pays et creuse les inégalités. Le 14 juillet 2012, quelques milliers d'indignés israéliens ont manifesté à Tel-Aviv pour commémorer le premier anniversaire du mouvement. Dans le cortège, Moshé Silman, un Israélien cinquantenaire criblé de dettes, s'est immolé. Le parallèle a été fait entre sa mort et celle de Mohammed Bouazizi qui a lancé le "Printemps arabe".

En Russie, le 10 décembre 2011, le régime de Vladimir Poutine a été pour la première fois mis à mal. Des manifestations ont été organisées à travers toute la Russie pour contester les résultats des élections législatives et réclamer des "élections honnêtes". Poutine est redevenu président le 7 mai après un intermède de quatre ans comme Premier ministre. Depuis le 8 mai 2012, des centaines de jeunes opposants campent dans un parc du centre de Moscou.

En Australie, la police anti-émeute a dispersé le 23 octobre 2011 à l’aube un campement établi par des activistes anticapitalistes, près de la Banque centrale d’Australie. 40 personnes ont été arrêtées.

Journée mondiale de la colère (15O)

Le 15 octobre 2011 s'est produite la première « Journée mondiale des Indignés », appelée aussi « Journée mondiale de la colère », sous le mot d'ordre « Tous ensemble pour un changement mondial ». Elle a rassemblé plusieurs centaines de milliers de personnes dans 951 villes de 82 pays.

Le coup d’envoi de la mobilisation a été donné en Australie. À Melbourne plus exactement, où un millier de personnes se sont réunies sur une place du centre-ville. Plusieurs centaines de personnes ont défilé dans les rues d’Auckland en Nouvelle-Zélande avant de se rassembler sur une place de la ville où 3 000 participants ont scandé des slogans en tapant sur des tambours. Quelque 2 000 manifestants, des représentants de la communauté aborigène, des syndicalistes et des militants communistes, se sont réunis à Sydney devant la banque centrale d’Australie tandis que l’on dénombrait 200 protestataires dans la capitale Wellington.

Il y a eu des défilés en Asie. La manifestation de Bruxelles a rassemblé à peu près 10.000 personnes. La police a été déployée à Athènes et à Londres où, sous la bannière « Occupy the Stock Exchange », on a fustigé le système financier, les banques, renflouées sur fonds publics, mais dont les pratiques sont restées inchangées, tandis que les Etats répondaient aux injonctions des marchés et des agences de notation, imposant au peuple des cures d’austérité.

Plusieurs centaines de personnes, dont des militants opposés au nucléaire, ont marché à Tokyo et quelques dizaines se sont rendues devant l’ambassade des Etats-Unis à Manille aux Philippines aux cris de : « À bas l’impérialisme américain ! »

Cinq pays africains seulement ont participé à l'événement : le Sénégal, le Mali, l’Afrique du Sud, la Tunisie et l’Egypte. Alors que ce mouvement mériterait d’être généralisé sur tout le continent afin de contribuer à l’avènement d’une vraie démocratie soucieuse des droits de l’homme et du bien-être de la population.

En France, aucune manifestation n’a dépassé le millier de manifestants (600 à Paris, 200 à Montpellier, Bordeaux, Nice et Lille), et de plus petits rassemblement dans des dizaines d'autres villes, comme Bayonne, Perpignan ou encore Manosque.

Le 15O, pour une révolution globale.

Devant le QG d'Euroclear, la banque des banquiers, qui brasse des billions de dollars par jour d'obscures transactions financières.

La police protège les bureaux de Dexia.

L'hiver des Droits de l'Homme en France

Le 4 novembre, les Indignés de Paris se sont donnés rendez-vous via Facebook à la Grande Arche de la Défense, choisie comme symbole de la finance. 600 indignés sont venus camper. Mais l’autorisation de rassemblement n'avait été donnée par la préfecture des Hauts-de-Seine que jusqu’à 21h. A peine l’heure sonnée, la police est intervenue pour déloger les occupants.

Symbole de la réappropriation et de l'occupation de l'espace  public, le campement a résisté. Une centaine de personnes se sont relayées pour le faire vivre. Malheureusement, cette initiative citoyenne  non-violente s'est heurtée à une terrible campagne de démoralisation de la part des forces de l'ordre n'agissant sur aucune base légale. Le matériel de  campement destiné à protéger du froid et de la pluie était  systématiquement confisqué. Toute construction, même provisoire, était détruite. La nourriture et les  médicaments étaient piétinés.

23 indignés ont déposé plainte au parquet de Nanterre, victimes de « violences illégitimes et disproportionnées sans sommation ». On trouve parmi les 9 chefs d’accusation : « atteintes volontaires à l’intégrité physique », « propos injurieux » ou « entrave à la liberté d’expression ». Selon Christophe Ayola, l’avocat des Indignés : « S’il n’y a pas de trouble à l’ordre public, rien n’interdit de se réunir dans un lieu public. Il n’y a pas de demande spécifique à formuler ». L’objectif est de faire respecter le droit à la liberté d’expression.

A Marseille, la répression a été très musclée en décembre 2011.

Nous sommes tous des Grecs !

Le 10 février 2012, le gouvernement non élu de la Grèce a adopté un nouveau plan d'austérité, approuvé le 12 février par le parlement (199 députés contre 101). Le salaire minimum était diminué de 22% et gelé pour trois ans, les conventions collectives supprimées, 15 000 licenciements dans la fonction publique et 150 000 postes détruits par non renouvellement...

Le peuple grec s'est soulevé contre cette politique de destruction sociale. Les manifestations se sont multipliées ainsi que les grèves générales malgré la violente répression. A Athènes, le soir du 12 février, 800.000 personnes...

Le 18 février 2012 a été la journée de mobilisation internationale « Nous sommes tous des Grecs ! ». Quand un peuple est attaqué, ce sont tous les peuples qui sont attaqués. « Ce qui se passe aujourd’hui en Grèce, c’est le cauchemar qui attend d’autres pays à l’avenir. La solidarité est l’arme des peuples. »

Leur mobilisation se heurte au mur de la dictature des marchés financiers et de la troika (UE, BCE, FMI). Les gouvernements de l'UE sont parties prenantes de cette dictature.

La situation s'est encore aggravée avec le projet de traité budgétaire européen, qui introduit la "règle d'or" dans nos Constitutions. Nous aussi, comme les Grecs, nousrefusons de sacrifier le peuple sur l’autel de l’argent, nous reprenons nos vies en main.

Marches indignées sur Paris

En mars 2012, des marches sont parties de Marseille, Bayonne, Toulouse, Angers et Lille pour converger vers Paris le 21 avril, veille du premier tour de l’élection présidentielle. La marche des possibles est partie de Marseille, la marche Baiona de Bayonne et une troisième est partie de Lille. D'autres marches étaient prévues sur la même période depuis Paris, pour aller à la rencontre des banlieues. Les marcheurs ont parcouru à pied 750 km depuis Marseille, 660 km depuis Toulouse, 730 km depuis Bayonne, pour rejoindre la marche banlieues indigné-e-s de Paris, organisée depuis la fontaine des Innocents (aux halles de Paris) vers le Trocadéro.

La manifestation, à son arrivée au Trocadéro, a été encerclée par les gendarmes, qui ont interdit pendant quatre heures aux manifestants de sortir de leur « dispositif », sans commodités, ni possibilité de se nourrir, interdisant même aux pompiers d’y pénétrer. Leur libération ne s'est effectuée qu'à partir de 23h, par groupes de 4 à 10 personnes toutes les demi-heures.

Ces marches s'inscrivaient dans le projet 2011/2012 de "ROAD TO DIGNITY": les marches vers Paris se sont déroulées en même temps que la marche vers Athènes, et celle à travers les États-Unis...

2ème Journée mondiale des Indignés - Appel du 12M

Le 12 mai 2012 a eu lieu la deuxième « Journée mondiale des Indignés ».

Des protestations dans plus de 40 pays, en Espagne, où le mouvement est le plus implanté, ainsi qu'en Grèce, en Israël, en Angleterre, au Brésil, au Japon, en Australie ou encore au Kazakhstan. En Espagne un bras de fer est engagé entre le mouvement 15M (les Indignés), crédités du soutien de la population, et le gouvernement. En effet le gouvernement refuse que les Indignados établissent des campements à partir du 12 Mai, comme cela avait été le cas l'été dernier. A Barcelone les Indignados prévoient donc un campement temporaire de 3 jours, sur la Plaza Cataluña.

La participation a été inférieure à celle du 15 octobre (700 personnes à Bruxelles), mais elle a permis de montrer que le mouvement n'est pas éteint, en Espagne notamment, avec des centaines de milliers de manifestants pendant plusieurs jours.

Partout en France, des occupations de place publique ont été organisées (Aix-en-Provence, Bordeaux, Bayonne, Brest, Clermont-Ferrand, Grenoble, Lille, Limoges, Lyon, Marseille, Montauban, Montpellier, Nantes, Nice, Nîmes, Niort, Paris, Toulon, Toulouse...).

La casserolade mondiale

La troisième « Journée mondiale des Indignés » a eu lieu le 13 octobre 2012. Les collectifs d'Indignés et d'Occupy ont prévu une « casserolade » mondiale.

Journée contre l'austérité

Le 14 novembre 2012.

Journée nationale contre les Grands Projets Inutiles Imposés

Le 8 décembre 2012.

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